05 Juin 2018


Si vous me connaissez un peu, vous avez sans doute remarqué que j’aime bien abréger les titres de mes œuvres, à commencer par "World War Web" que je nomme "WWW" ou encore "Les Roitsy de Magara Kisi" qui devient "RMK". 


Là, c’est le tour de ma chanson que j’abrège SDMG ou de son nom complet "Sacrifice destroyed my Glory".

C’est une chanson au texte étrange mais pourtant bien autobiographique. Je l’ai écrite sans aucune intention particulière, sans savoir pour quoi, ni pour qui. J’ai d’ailleurs mis du temps à comprendre ce qu’elle voulait dire


J’ai tenté d’expliquer à Nico (compositeur) quelle ambiance je voulais pour cette chanson. J’ai eut du mal à trouver des mots qui correspondaient vraiment. Je ne me souviens plus vraiment de ce que je lui ai dit mais il me semble que j’ai employé les mots : Enfer, bourreau, paradoxal,… Bref, c’était flou. 


Par contre, j’avais une idée très précise de la musique (comme souvent) et, en fait, on a tout chamboulé. Nous avons bossé dessus pendant 3 mois. On a testé des choses et on m’a sortie de ma zone de confort (très important) pour un résultat plutôt… fou ! 


Fou, oui, c’est ce qui ressort de cette chanson dont le texte est entièrement basé sur des métaphores. C’est ce qu’elle exprime : la folie. Ce n’est qu’en travaillant dessus et en la chantant encore et encore que le sens m’est apparut comme par magie. C’était d’une évidence…


Pendant longtemps cette chanson m’a fait penser à Seytan, personnage torturé de mes romans "RMK". Pendant longtemps j’ai cru que ma propre création m’avait inspirée mais je me trompais. 


Cette chanson parle de moi.



L’histoire


« Je peux voir que tu es triste. Je peux voir que tu es au plus bas. Tu ne peux pas t’en empêcher. Tu es perdue. » (Traduction de SDMG)

#FlashBack : Il y a 12 ans. Pendant 4 ans et + si affinité. Je suis perdue. La dépression. L’impression que tout est noir, tout autour. L’envie de s’en sortir et pourtant, une voix au fond de moi qui me dit que c’est dans cet état que je suis bien. Cette petite voix qui semble être la seule amie que j’ai. Celle qui me comprend. 


« Tu espères pouvoir toucher le ciel, mais ne sais-tu pas que tu n’es pas en vie ? Maintenant, tu viens à moi. Je vais te libérer. » (Traduction de SDMG)

La tourmente. L’impression de ne plus être moi-même. La folie… Une folie intérieure qui me ronge mais me rassure. Toutes ces facettes de ma personnalité qui s’effacent petit à petit pour ne devenir qu’une, et pas la plus heureuse.

« Regarde ce qu’il reste de nous. Regarde ce que nous avons fait. Tu peux toujours discuter, les beaux jours sont terminés. » (Traduction de SDMG)

C’est ce dont parle SDMG. Cette bataille contre soi-même pour s’en sortir. Cette dualité qui résidait en moi. Ce moment où j’ai perdu la foi. Je ne parle pas de foi religieuse mais de foi en tout ce qui existe. Chercher le Paradis lorsqu’on vit en Enfer. Perdre pieds et ne pas savoir comment se relever. Et cette dépression (que j’ai personnifiée) qui me colle à la peau et qui arrive à me convaincre que c’est ça la vie. Elle prend de l’ampleur, elle me dépasse et me surpasse tandis que je sombre. Elle me parle :

« Je peux être celle qui s’élèvera plus haut que le soleil. » (Traduction de SDMG)

Et je l’écoute. Comme Alice, je suis tombée au fond du terrier, mais je n’ai jamais trouver le Pays des Merveilles… 


SDMG est la deuxième chanson de mon album.


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© 2020 - Johanna Zaïre Officiel

Angoulême, France

jz.officiel@gmail.com

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