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Et si ce n’était pas de la procrastination ?

  • Photo du rédacteur: Johanna Zaïre
    Johanna Zaïre
  • 8 juil.
  • 2 min de lecture

L'énigme du blocage créatif : quand la peur de terminer ton roman prend le dessus.

On a tous ce mot à la bouche dès qu'on n'écrit pas : procrastination. On se traite de paresseux, on s'en veut de ne pas ouvrir notre ordinateur, on se sent coupable de laisser nos chapitres en plan.


Mais si je te disais que ce blocage n'a rien à voir avec ton manque de volonté ?


Récemment, j'accompagnais un auteur, Damien, qui vivait exactement cette situation. Tout était prêt : le planning, le lieu calme, l'envie. Pourtant, face à son écran, c'était le désert. Pour lui, c'était clair : il procrastinait.


Après quelques minutes d'échange, j'ai compris que son mental l'induisait en erreur.


Voici pourquoi ton blocage est souvent le signe d'une émotion bien plus profonde.


Procrastination par Johanna Zaïre, auteure et coach en écriture intuitive.

Le vrai visage du blocage : la peur de la perte

Après une séance d'écriture intuitive pour le reconnecter à son univers, le diagnostic est tombé : Damien ne procrastinait pas par paresse, il résistait par attachement.


La fin de son récit approchait à grands pas. Inconsciemment, il avait commencé à saboter son travail pour retarder le moment fatidique : celui où il devrait fermer le manuscrit et quitter ses personnages.


Pour beaucoup d'auteurs, finir un livre ressemble à un deuil. On a peur de perdre ce lien si fort, cette bulle de bien-être, ce compagnonnage quotidien avec des êtres imaginaires qui sont devenus plus réels que certains de nos amis. Alors, par réflexe de survie émotionnelle, on bloque. On s'auto-sabote.


La vérité sur tes personnages : ils ne s'évaporent pas

Si tu te sens bloqué(e) au moment où le dénouement approche, retiens ces trois vérités essentielles :

  1. La connexion ne meurt pas avec le point final : tes personnages ne disparaissent pas une fois le livre publié. Ils continuent d'exister dans ton univers et dans celui de tes lecteurs.

  2. Tu ne fermes pas une porte, tu changes de pièce : écrire, ce n'est pas dire adieu, c'est donner une existence propre à tes créations. On peut prendre des nouvelles de nos personnages comme on le fait avec de vieux amis, bien des années après.

  3. L'écriture est une naissance, pas une fin : le processus créatif est un cycle. Clôturer un récit, c'est simplement faire de la place pour la prochaine aventure.


Comment rallumer ton étincelle quand tout semble figé ?

Ton cerveau est une machine incroyablement complexe qui cherche à te protéger, même quand cette protection entrave ta créativité. Le procrastinateur que tu penses être est souvent un auteur sensible qui craint simplement de perdre ce qui le nourrit.


Si tu as l'impression de ramer, de perdre le fil ou que ton mental te joue des tours pour t'éloigner de tes personnages, ne reste pas seul(e) dans cette impasse.


Parfois, un regard extérieur (et une connexion intuitive) suffit à dissiper le brouillard et à te faire comprendre pourquoi tu te bloques.


C'est exactement pour cela que j'ai créé "L'étincelle", ma séance flash de coaching.


Pourquoi perdre des semaines de culpabilité et de doutes quand on peut identifier le blocage en une heure ?


Et toi, as-tu déjà ressenti cette étrange hésitation à terminer un projet, cette peur de lâcher tes personnages ?


Dis-le-moi en commentaire.


À très vite,


Johanna

 
 
 

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