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Séance de dédicaces : quand la littérature devient un pont humain

  • Photo du rédacteur: Johanna Zaïre
    Johanna Zaïre
  • il y a 9 heures
  • 3 min de lecture

Pourquoi, malgré ma nature d'éponge émotionnelle, je continue de parcourir les salons littéraires.


Je suis ce qu'on appelle une éponge. Le bruit, la foule, les lumières artificielles des salons... en théorie, c’est tout ce que je fuis. Et pourtant, de mars à décembre, je parcoure des kilomètres pour aller à ta rencontre.


Pourquoi mettre en péril ma batterie sociale pour enchaîner les dédicaces ?


La réponse tient en une phrase : parce que l'humain est irremplaçable. Si le numérique est un outil formidable pour partager mes univers, rien, absolument rien, ne remplace le tête-à-tête.


Rencontres auteurs-lecteurs par Johanna Zaïre, auteure et coach en écriture intuitive.

Le paradoxe de l'auteure hypersensible en salon

Il y a quelque chose de profondément paradoxal à être auteure et hypersensible. Mon travail nécessite de s'isoler dans une tanière pour créer, mais le partage de ce travail nécessite de s'exposer.


Après un week-end intense comme le Salon BD de Gouzon ou celui de Paslières, je rentre souvent vidée. Il me faut alors un lundi entier pour recharger mes batteries physiques et émotionnelles.


Mais si je t'en parle, ce n'est pas pour me plaindre. C'est parce que le prix de cette fatigue est dérisoire comparé à ce que je reçois en retour : des connexions authentiques.


Plus qu'un livre : un miroir tendu

Lors d'une convention à Moulins, une lectrice s'est arrêtée devant mon stand, captivée par Maindness, mon artbook sur la santé mentale. Elle a lu les pages en silence, puis a levé les yeux vers moi, les larmes aux joues, pour me demander :

"Est-ce que je peux vous prendre dans mes bras ?"

À ce moment-là, la barrière entre l'auteure et la lectrice s'effondre. Il n'y a plus de stand, plus de livres, plus de commerce. Il y a deux êtres humains qui reconnaissent une souffrance commune et qui s'offrent un réconfort mutuel.


Ce livre est sans filtre : il parle d'anxiété, de dépression, de ces ombres qui me suivent depuis 15 ans. Et quand une lectrice me dit que mon histoire a percuté la sienne, je sais pourquoi je sors de ma tanière.


Pourquoi l'humain reste notre plus grande ressource

Nous vivons dans une époque hyper-connectée, mais paradoxalement très solitaire. Les réseaux sociaux et les newsletters nous permettent de garder le contact, mais ils ne permettent pas cette vibration, ce silence partagé, ce regard qui en dit long.


En choisissant d'aller en dédicace, je ne cherche pas seulement à vendre des livres. Je cherche :

  • La rencontre réelle : pour sortir de la bulle virtuelle.

  • Le partage d'expérience : pour prouver qu'on n'est jamais seul face à l'obscurité.

  • L'authenticité : parce qu'un livre, c'est une partie de soi que l'on confie à quelqu'un d'autre.


Maindness : se sentir moins seul face à l'ombre

Si tu n'as pas l'occasion de me croiser sur un salon prochainement, sache que Maindness reste disponible pour toi, partout où tu te trouves. C'est un ouvrage pensé comme un refuge pour ceux qui ont besoin de mettre des mots sur leurs maux.


Et si tu as envie qu'on se rencontre en vrai, pour discuter, échanger ou simplement partager un sourire, n'hésite pas à consulter mon agenda. Je serais ravie de t'y retrouver.


Et toi, qu'est-ce qui te fait sortir de ta tanière dans ton quotidien ? Est-ce que tu es plutôt du genre à privilégier les rencontres réelles ou à te sentir plus à l'aise derrière un écran ?


Dis-le-moi en commentaires.


Au plaisir de te lire,


Johanna

 
 
 

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